Cwehf alors ! Il existe, en Wallonie, un Conseil de l’égalité entre hommes et femmes. Une instance très officielle dont le seul intitulé dit bien assez les missions fort honorables.

Ce Cwehf compte forcément une assemblée, dont émane un exécutif sous forme de bureau. Celui-ci vient d’être renouvelé et ne compte que des femmes. A savoir la présidente Dominique Dauby (Femmes prévoyantes socialistes), les vice-présidentes Maryse Hendrix (Ecolo) et Mathilde Collin (CSC), et les quatre membres que sont Huguette Bruyère (CDH), Jeannine Gerlach (Conseil des femmes francophones de Belgique), Marie-Rose Clinet (ASBL Flora) et Dalila Larabi (FGTB).

On ne se permettra pas de douter des qualités des sept susdites, ni de la justesse du dosage qui a présidé aux classiques répartitions socio-politico-associatives N’empêche, à cette enseigne et par les temps qui courent, est-ce bien raisonnable d’aller à rebours d’une représentation plus équilibrée des genres ?

On demandait, mardi, à la ministre wallonne de l’Egalité des chances ce qu’elle en pense. Eliane Tillieux ignorait la donne. Il faut dire, le gouvernement nomme le Conseil, mais c’est celui-ci qui désigne son exécutif. Et pour le Conseil, précise sa ministre de tutelle, on s’est soucié d’y introduire assez de sujets masculins, comme pour anticiper l’application du projet d’imposition de quotas dont il est question ci-contre

Quant au bureau donc, Mme Tillieux dit juger la situation "triste".

La morale de cette histoire ? C’est que l’exemple ne vient pas toujours d’où il devrait venir. La morale de cette morale, c’est que, quand on pousse au forceps à davantage de mixité, il ne faut pas l’envisager à sens unique : ce n’est pas toujours dans celui d’une féminisation accrue des conseils et autres machins ! P.P.