Belgique

Vendredi matin, le nom de Bas Luyten, ex-collaborateur parlementaire de la N-VA, émergeait dans la presse flamande à propos du fameux courriel affirmant que le ministre flamand du Budget et des finances, Philippe Muyters avait menti (LLB du week-end). Pour certains dirigeants de la Nieuw-Vlaamse Alliantie, il était pratiquement acquis que ce courriel qui devait rester limité aux nationalistes flamands avait été "forwardé" par vengeance par celui qui avait été écarté du parti, tout comme la sénatrice Kim Geybels, après un voyage en Asie où ils avaient été mêlés à une affaire de drogue. Depuis lors, Luyten est sorti de l’ombre en demandant que Bart De Wever ose aller en débat avec son amie. Mais il y a pire : le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme a déposé plainte contre lui pour infraction à la loi contre le négationnisme ! Le CECLR avait déjà ouvert un dossier en décembre dernier. Le directeur du Centre Jozef De Witte a confirmé l’information mais n’a pas voulu faire de commentaires. En fait, selon le magazine flamand "Joods Actueel", Bas Luyten aurait tenu sur sa page Facebook des propos d’une violence sans nom.

Petit échantillon : "Je n’hésite pas à dire qu’au fil des jours, je suis confronté à des problèmes grandissants avec l’ensemble de la communauté juive. [ ] Hitler eût mieux fait de terminer le travail." Plus récemment, il a parlé de "Gestapo juive" à propos de Michaël Freilich, le rédac-chef de "Joods Actueel", qui envisage de se présenter à la présidence du CECLR. Ces messages haineux ont entre-temps disparu mais dans une autre intervention, Bas Luyten s’était félicité "d’avoir offensé nombre de sionistes, ce qui ne constitue pas réellement un défi".

Après ces dérapages en chaîne, on peut supposer que la N-VA ne réintègrera jamais ce très agité militant