Belgique

Le fils d'une des 17 victimes de la catastrophe du Bois du Cazier à Marcinelle dont le corps n'a pu être formellement identifié, a indiqué lundi lors d'une conférence de presse à Charleroi vouloir lancer les démarches pour que des tests ADN puissent être effectués. En parlant de son initiative, il espère médiatiser la possibilité de lancer de tels tests. Après la catastrophe qui a fait 262 victimes le 8 août 1956, les corps de 17 victimes n'ont pas pu être formellement identifiés en raison de leur état de dégradation. "Il y avait des noms de disparus d'une part et des corps de l'autre mais la mise en relation précise n'a pas pu être faite", a rappelé Jean-Louis Delaet, le directeur du Bois du Cazier. Aujourd'hui, des tests ADN permettraient d'identifier formellement ces victimes.

Le fils d'une des 17 victimes en question a pris contact avec les responsables du site il y a quelques mois. Il espère pouvoir lancer des tests ADN sur le corps considéré comme celui de son père, qui est inhumé au cimetière de Marcinelle. Au-delà de sa situation, il veut informer les familles des 16 autres victimes de la possibilité d'une telle démarche, soutenue par les responsables du site du Bois du Cazier.

Pratiquer ces tests ADN suppose l'octroi d'une série d'autorisations. L'aval du ministre de la Justice est notamment requis.