On pensait que les propos aussi décisifs que rassurants du ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA), lundi, au Musée royal de l’armée (MRA) à l’occasion du lancement du War Heritage Institute (WHI), avaient apaisé le comité Tervueren-Montgomery, qui mobilise depuis six mois contre un potentiel démantèlement des collections du MRA. Pour rappel, le ministre N-VA a été très clair : le Musée royal de l’armée ne sera pas dépouillé de ses trésors au profit des instances communautaires ou régionales.

Les canons reviendront

Et pourtant le comité revient à la charge en prétendant que la transformation du Musée de l’armée en parastatal B ne serait pas conforme aux lois spéciales de 1980 et que le fait d’installer les bureaux du WHI à l’Ecole royale militaire coûterait cher à l’Etat en travaux et en loyer. Ils ont aussi publié une photo d’une fête à Brasschaat où les fameux canons du Cinquantenaire auraient été exposés comme des trophées. Au War Heritage Institute, la direction "ne souhaite pas entrer dans la polémique. Le matériel évacué à Brasschaat pour des raisons de sécurité et de conservation sera prochainement restauré et retrouvera sa place originelle à terme. Par ailleurs, l’intention de la direction est d’améliorer davantage encore la visibilité du site dans les prochains mois". La direction ajoute que "comme il est prévu par la loi constitutive entrée en vigueur le 1er mai, les collections restent fédérales et centralisées. De plus, le Musée royal de l’armée demeure le lieu qui accueille la majeure partie de la collection dans le cadre d’un récit muséal complet et cohérent s¹étendant sur un millénaire." A propos du fait que les bureaux du WHI auraient pu être installés au MRA, nous avons appris par ailleurs que vu que le musée est classé, ce ne serait pas nécessairement possible.