Si ce n'était pas le cas, il craint que les socialistes flamands ne fassent plus partie du prochain gouvernement flamand. "Nous devons arrêter de parler de nous-même et, à partir de lundi, travailler à notre programme électoral, nos listes et notre campagne. Nous devons tout faire pour réussir en juin. En 2009, il en ira de notre avenir et de l'avenir de ce que nous avons bâti", a-t-il expliqué lors de la réception de nouvel an de la section de Flandre occidentale du sp.a.

Si les socialistes flamands font défaut, M. Vande Lanotte redoute que les libéraux et les chrétiens-démocrates n'en profitent pour combler le déficit budgétaire en faisant des économies dans les dépenses sociales. "C'est en effet l'agenda caché des libéraux et des chrétiens-démocrates", a-t-il souligné.

Au rayon des difficultés internes du sp.a, "Sp.a Rood" vient toutefois de se manifester. La gauche des socialistes flamands a annoncé qu'elle ajoutait à son logo "Sp.a rood" la mention "de socialisten", en écho aux discussions qui ont agité ces derniers jours le parti socialiste flamand. Tout en se défendant de vouloir jeter de l'huile sur le feu, "Sp.a Rood" juge inacceptables les tentatives de changer le nom du parti pour y attirer Bert Anciaux. Selon eux, bon nombre de militants ont quitté le parti ou envisagent de le faire.

Eric De Bruyn, figure de proue de la gauche du parti et ancien adversaire de Caroline Gennez lors de l'élection à la présidence du sp.a, a rappelé son offre de placer des candidats issus de sa mouvance sur les listes électorales. Ils se manifesteraient explicitement comme des candidats "Sp.a Rood". "L'électeur doit conserver la possibilité de voter sans équivoque pour des socialistes", a-t-il expliqué.