Le prince Laurent a eu des contacts à Bruxelles avec des diplomates angolais sur des projets d'énergie renouvelable développés par la fondation du prince, affirme jeudi la presse. Le gouvernement et le palais ne seraient pas au courant des démarches du prince.

La presse évoquait encore une offre globale en matière d'énergie renouvelable pour la capitale Luanda. "Aucune offre globale en matière d'énergie renouvelable pour la capitale de l'Angola (Luanda) n'a été proposée, transmise ou formulée", précisent les avocats.

"Aucun projet concret n'a été proposé ni discuté." Après sa visite au Congo et en Angola en 2011, et ses rencontres avec des représentants des rebelles libyens, l'ancien Premier ministre Yves Leterme (CD&V) avait fait signer un document au fils du roi, dans lequel le prince promettait d'informer le gouvernement de ses activités, sous peine de perdre sa dotation de quelque 300.000 euros.

"Le Prince agit dans le respect de l'engagement qu'il a pris à l'époque à l'égard du gouvernement. Le gouvernement belge a ainsi été informé du déplacement du Prince à Rio (NDLR: où il avait formulé un discours sur le développement durable) et ne s'y est pas opposé", soulignent encore les avocats. Ces derniers précisent enfin qu'Alex Tallon n'est pas le liquidateur de la GRECT, la fondation du prince, "qui n'est d'ailleurs pas en liquidation".

S'il s'avère que le prince Laurent n'a pas respecté les engagements qu'il a pris en avril 2011, tant le prince que le gouvernement devront en tirer les conclusions, a dit jeudi à la Chambre le Premier ministre Elio Di Rupo.

Selon 'De Morgen', le prince Laurent a eu des contacts à Bruxelles avec des diplomates angolais. L'Angola serait intéressé par des projets sur l'énergie renouvelable développés par la fondation du prince.

Interrogé par Isabelle Emmery (PS) et Théo Francken (N-VA), Elio Di Rupo a rappelé les engagements pris par le prince en 2011.

Le prince s'était alors engagé à consulter préalablement le ministre des Affaires étrangères sur ses contacts à l'étranger ou en Belgique et sur les projets de sa Fondation. Celle-ci devrait aussi vérifier préalablement auprès des services du Premier ministre la conformité de ses projets avec son objet social.

"Je suis conscient et j'accepte qu'un manquement à l'une de ces deux règles conduira automatiquement le gouvernement à proposer au parlement le retrait de ma dotation", ajoutait à l'époque le prince.

"La fondation n'a jusqu'à présent adressé aucune demande au service du Premier ministre et le prince n'a adressé aucune demande au ministre des Affaires étrangères" a dit M. Di Rupo.

Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, de procéder auprès du prince Laurent aux vérifications utiles. S'il s'avère que les engagements n'ont pas été respectés, "le prince et le gouvernement devront en tirer les conséquences", a conclu M. Di Rupo.