Le président du Parti populaire, Mischaël Modrikamen, estime que la conférence de Copenhague, est trop orientée et fait l’impasse sur des théories scientifiques qui contestent le réchauffement climatique. Voici donc son avis. Hors des sentiers battus .

La théorie du réchauffement climatique, vous n’y croyez pas…

Il faut éviter une série de pièges. On semble nous dire aujourd’hui qu’il y a une vérité religieuse : le réchauffement climatique menace la planète. Or je constate que dans de nombreux pays, le débat fait rage car il n’y a pas de consensus scientifique sur la réalité du réchauffement, sur les projections faites à long terme. Beaucoup de professeurs d’université nous disent que les modèles mathématiques qui conduisent à la théorie du réchauffement sont imprécis et non fiables.

Vous êtes donc un des seuls “climatosceptiques” belges… pourquoi?

Ce qui me sidère, c’est qu’en Belgique, personne ne parle du "Climategate" alors que cette histoire remplit les pages de la presse anglo-saxonne. Un des experts les plus importants du Giec a dû démissionner de ses fonctions: il a reconnu qu’il avait mis de côté des données qui n’allaient pas dans le sens du réchauffement climatique. On sait bien que certains scientifiques limitent l’accès à des données de base ou écartent systématiquement celles qui contredisent la théorie du réchauffement climatique. Ils font tout pour empêcher la publication d’opinions dissidentes. S’il y a un doute - et il y en a un - il faut à tout le moins ouvrir le débat. Or ce débat est occulté.

Même si certains scientifiques, isolés, contestent, la très grande majorité approuve cette théorie…

Le véritable problème est que l’on sent poindre derrière toutes ces réunions un discours terriblement anticapitaliste. On est en train de faire le procès de l’Occident et d’organiser le transfert massif de subventions vers les pays du tiers-monde et autres. Tout cela, au nom de chimères. Cela va être un marché de dupes: des pays européens vont véritablement désarmer d’un point de vue climatique et économique alors que des pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil font tout pour ne pas s’engager. Les Européens pourraient être les dindons de la farce. Et je crains qu’on ne soit en train d’organiser la désertification économique de l’Europe par des craintes qui sont en partie infondées ou en tout cas des suppositions.

En clair, vous pensez que la planète va bien, n’est pas menacée par le réchauffement climatique…

Moi, je ne suis pas scientifique: je n’ai pas les compétences. Mais certains scientifiques contestent cette thèse ou en tout cas contestent le fait que ce réchauffement soit lié à la production de CO2 produite par l’homme.

Il faut donc continuer à produire sans limite…

Il faut bien sûr aller vers une planète verte. Mais il faut surtout éviter le catastrophisme. L’homme s’adapte toujours. Quand on voit cela à l’échelle de l’histoire: il y a eu des périodes du Moyen-Age ainsi qu’une période de l’Antiquité bien plus chaudes qu’aujourd’hui. On s’occupe beaucoup de la planète dans de grandes enceintes internationales et en revanche, tout près de chez nous, on a été incapable d’empêcher la pollution de la Senne à Bruxelles. Ca, c’est de l’irresponsabilité.

L’aide de 7,2 milliards vers les pays du Sud doit servir à prévenir ou à réparer les dégâts du réchauffement causés par les occidentaux et subis en grande partie par les pays du Sud…

Qu’il y ait des dégâts, cela reste à démontrer. Moi, je vois qu’on organise surtout des transferts massifs d’argent alors qu’on passe peut-être à côté de l’aide réelle aux pays pauvres. Les transferts d’argent ont été - le passé le prouve - synonymes de corruption. Je crois plutôt à l’aide de type microcrédit par laquelle on aide ces pays à se prendre en charge. Quand je vois qu’on met en place des organismes autour de l’Onu pour gérer ces marchés on sait que l’Onu est un organisme particulièrement inefficace pour gérer ces programmes. Le programme "pétrole contre nourriture" a débouché lui aussi sur une corruption quasi généralisée.

Vous êtes en quelque sorte un négationniste du climat…

Votre expression démontre qu’on a quitté le domaine de la science pour la politique. Précisément, avant de choisir des politiques qui poussent l’humanité dans une voie sur la base de théories non démontrées qui provoqueront, à terme, la désertification industrielle de l’Occident, on ferait mieux de s’appuyer sur des thèses non controversées. Il y a eu récemment un appel de milliers de scientifiques qui ne croient pas à la thèse du réchauffement d’origine humaine. Vous savez qu’au cours des dix dernières années, la température moyenne de la planète a diminué.