Le défilé militaire s'est déroulé pour la première fois sous le regard attentif du roi Philippe. Au programme : un défilé aérien, des troupes à pied et des troupes motorisées. Il s'est ouvert à 17h, soit avec une heure de retard par rapport à la tradition, avec l'escorte royale qui souffle cette année ses 75 bougies. La Croix-Rouge, également conviée à défiler, célèbre elle son 150ème anniversaire.

Le défilé était placé cette année sous trois thèmes différents: le 60ème anniversaire de la signature, le 27 juillet 1953, de l'armistice ayant mis fin à la guerre de Corée - à laquelle la Belgique avait participé avec un bataillon de volontaires -, les coopérations internationales de l'armée belge et le 20ème anniversaire de l'Eurocorps, commandé depuis le 28 juin par le lieutenant-général belge Guy Buchsenschmidt.

Le défilé aérien

Le déplacement de la tribune royale lors du défilé de la Fête nationale, de l'autre côté de la place des Palais, en raison de l'investiture dimanche d'un nouveau souverain, a obligé les organisateurs du défilé aérien à modifier quelque peu l'axe de passage des avions et hélicoptères, un rien plus au sud, a indiqué mardi un haut responsable militaire. La tribune sera cette année, et pour la première fois de mémoire de militaire, installée face au Palais royal, le dos au parc de Bruxelles. C'est-à-dire du côté opposé de la place par rapport aux années précédentes.


Le Marchetti


Le défilé aérien, avec 33 avions et huit hélicoptères, reflétera la coopération multinationale et les opérations menées en coalition. Il sera composé de quatre vagues et comprendra six avions d'entraînement Alpha-Jet et huit Marchetti SF-260, douze chasseurs F-16 provenant des bases de Florennes et de Kleine-Brogel, des avions de transport (trois C-130 "Hercules", un C-160 "Transall" de nationalité encore indéterminée, un Embraer, un A330 et un EMB-121 Xingu français), quatre hélicoptères Agusta A109 - semblables à ceux qui viennent de rentrer de cinq mois de mission au Mali - une Alouette III comme celle qui a embarqué à bord d'un navire néerlandais de janvier à mai pour combattre le trafic de drogue dans les Caraïbes, un EC-120 Colibri français, et un Sea King de recherche et sauvetage.


L'Alouette III


Le successeur du Sea King, le NH-90 en version NFH, survolera donc Bruxelles, mais sous la forme d'un appareil de la marine néerlandaise, dans l'attente de la livraison, imminente, du premier hélicoptère naval belge.

La Fête nationale sera aussi l'occasion pour la Défense de présenter son tout premier hélicoptère NH90. Cet appareil fera spécialement le déplacement depuis le Luc-en-Provence (sud-est de la France) où il sert depuis début mai et durant plusieurs mois encore à la formation initiale des équipages et des techniciens au sol.


Le NH-90 


Le défilé aérien se clôturera par trois hélicoptères de la police fédérale, un MD-902 et deux MD-520, qui présentera dans la foulée quelques uns de ses nouveaux véhicules, tout comme la police locale - dont des vélos et scooters électriques.

Le défilé terrestre

Au total, le défilé militaire rassemblera quelque 1.500 militaires au sol - dont 200 étrangers - répartis entre "troupes à pied" et "motorisées" auxquels s'ajouteront environ 400 vétérans, jeunes en stage auprès des Forces armées et cadets de la Marine et de l'Air, a expliqué un spécialiste du dossier à l'agence Belga. Parmi eux figureront 40 anciens combattants du conflit coréen.


La marine


Un détachement "Eurocorps" sera présent et comptera près de 80 militaires belges, allemands, français, espagnols et luxembourgeois.



Un "groupement" Bénélux, comptant notamment une vingtaine de Néerlandais et autant de Luxembourgeois, foulera aussi la place des Palais à peine réparée à la suite d'un effondrement, le 17 mai, d'un l'égout situé sous la place. Il sera précédé par les drapeaux des trois pays.



Les Pays-Bas et le Grand-Duché de Luxembourg dépêcheront également une musique militaire, forte respectivement de 60 et de 50 musiciens.

Les troupes motorisées

Les nouveaux véhicules blindés 8x8 de la famille AIV ("Armoured Infantry Vehicles", alias Piranha III), défileront en nombre, avec 23 engins en quatre versions: poste de commandement (deux), fusilier (douze) et "Direct Fire 30" équipés d'un canon de 30 mm (huit) et un véhicule de dépannage.


Un des véhicules blindés de type AIV


La colonne motorisée symbolisera elle aussi la coopération Bénélux, avec la présence pour la Belgique de deux blindés 6x6 Pandur de reconnaissance et de deux camions Unimog de surveillance du champ de bataille (SCB), ainsi que de deux Dingo luxembourgeois et de deux Fennec néerlandais. Soit au total 78 véhicules.


Le Pandur


Crédit photo : la Défense et photonews