Le roi Philippe a effectué mercredi un vol de près d'une heure à bord à bord de l'un des nouveaux hélicoptères NH90 de l'armée au départ de la base aérienne de Beauvechain, retrouvant des sensations qu'il avait connues lors de sa formation de pilote de chasse. Le souverain a été accueilli à son arrivée par le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), et des hauts responsables militaires, chef de la Défense, le général Gerard Van Caelenberge, en tête.

Il portait, pour la première fois depuis son accession au trône, en juillet 2013 une combinaison de vol kaki avec ses grades de général aviateur ornée d'une nominette "HM King Philippe" (Sa Majesté le roi Philippe), a-t-on constaté sur place.

Après avoir découvert les différents types d'appareils en service à Beauvechain - l'avion d'écolage Siai Marchetti, l'hélicoptère de liaison Agusta A109 et son désormais grand frère, le NH90, un hélicoptère de transport tactique de moyen tonnage - il a pris place dans le cockpit de la dernière acquisition majeure du ministère de la Défense pour un vol local.

La 18ème escadrille, basée à Beauvechain, a reçu quatre appareils de ce type, qui donnent une nouvelle capacité de transport aéromobile aux forces armées belges. Ils font partie d'une commande globale de huit appareils - quatre en version de transport (TTH) à la livrée kaki et quatre en version navale (NFH), destinés à remplacer les Sea King vieillissants de la base de Coxyde - passée en juin 2007, pour un montant de près de 300 millions d'euros. Sept ont déjà été livrés, le dernier n'étant attendu que l'an prochain, selon des sources militaires.

Le Roi, qui a possédé son propre hélicoptère - civil -, un Robinson Raven, avant de le revendre, continue à voler régulièrement en France pour conserver sa licence, selon le Palais royal.

Il a donc, durant le vol effectué mercredi, pris un moment les commandes du NH90, saluant même l'appareil transportant la presse et qui volait en formation serrée sur sa gauche. Il s'agissait d'un NFH venu de Coxyde, une version aisément distinguable par sa couleur grise.

Durant près d'une heure, les deux appareils ont évolué côte à côte dans le ciel, principalement du Brabant wallon. Le souverain était assis en place gauche, celle réservée en aviation, au commandant de bord.

Le roi Philippe, qui est constitutionnellement le commandant en chef des forces armées belges, a, durant sa longue formation militaire, suivi tout le cursus de pilote de chasse. Il avait ainsi reçu ses "ailes" de pilote des mains de son oncle, le roi Baudouin, le 9 juillet 1982 à Saint-Trond. Il avait ensuite réalisé une conversion sur Mirage 5 - un avion au pilotage réputé délicat - et obtenu son brevet supérieur de pilote de chasse militaire à Bierset.

L'un de ses anciens instructeurs, le général à la retraite Michel Audrit, était également présent mercredi à Beauvechain pour saluer son ex-élève.