Belgique

Paroles de recteurs : les étudiants sont "plus fragiles", "moins structurés", "moins bien formés" qu’auparavant. "Leur mauvaise maîtrise de la langue est frappante", regrettait jeudi dans "La Libre" Yvon Englert, le recteur de l’ULB. On note dans leur chef "un manque de courage et d’effort", remarquait l’an dernier Yves Poullet, l’ancien recteur de l’Université de Namur.

A ces propos s’ajoutent d’autres constats et d’autres chiffres. L’enseignement secondaire n’est plus assez "exigeant"; il est trop "bienveillant", insiste régulièrement Vincent de Coorebyter, philosophe et professeur à l’ULB. Et alors que le taux d’échec en première bac est important (avant le décret Paysage qui a changé les règles en 2013, il était de plus de 60 %), on apprenait jeudi que seuls 18,5 % des étudiants avaient réussi l’examen d’entrée en médecine. Un score qui démontre "le niveau insuffisant de l’enseignement secondaire", ont réagi les étudiants eux-mêmes, par la voix de leurs syndicats.

Les jeunes d’aujourd’hui seraient-ils donc moins armés pédagogiquement et moins construits personnellement pour affronter le supérieur ? Esquisses de réponses, alors qu’aucune étude récente sur la question n’existe en Belgique francophone.

Le manque de structure

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