Le Sénat a adopté jeudi, à l'unanimité moins 1 abstention N-VA, et sauf le VB qui a voté contre, une proposition de loi qui organise l'établissement de la filiation du coparent d'un couple lesbien avec un enfant né du recours à la procréation médicalement assistée. En vertu du texte, l'établissement de la filiation sera automatique lorsque le couple est marié. A défaut, elle s'opérera par reconnaissance, comme c'est le cas pour les couples hétérosexuels.

Actuellement, dans le cas visé par les sénateurs, la conjointe ne peut devenir coparente qu'à l'issue d'une procédure d'adoption, longue et coûteuse, ce qui constitue en outre une discrimination par rapport aux couples hétérosexuels.

Le texte adopté mardi ne vise en revanche pas les couples homosexuels masculins et le recours à la gestation pour autrui. Socialistes et libéraux avaient tenté une telle approche mais ils se sont finalement ralliés au seul compromis possible à ce stade.

La proposition adoptée jeudi par la Haute assemblée est en cours d'examen à la Chambre où elle pourrait encore être votée in extremis avant la dissolution de l'assemblée.