"J’ai arrêté l’école, il y a deux mois, et c’est à cause de mon homosexualité. Quand les gens l’ont appris, j’ai entendu des phrases comme ‘Tu n’es qu’une catin ou tu n’as qu’à crever’. 

On m’a aussi brûlé les cheveux", expliquait ce samedi après-midi, Madison, 16 ans, présente au PrideFestival à nos confrères de la DH. "L’année prochaine, je reprendrai les cours, mais dans une autre école", ajoute cette jeune Liégeoise.

Les témoignages au problème d’homophobie à l’école, Madison n’est pas la seule à en témoigner ce samedi. "Oui, il y avait plein de remarques, j’étais jugée, rabaissée et insultée. Mais j’avais choisi de ne pas en tenir compte", commente Stéphanie, sa sœur de 21 ans. Pour Lydia, 19 ans, une jeune fille s’amusant un peu plus loin avec ses copines au photomaton, tout dépend où on habite en Belgique. 

"Je vis à Namur pour mes études et je n’ai aucun problème là-bas. Mais je viens du fin fond de la province du Luxembourg, et là, c’est inimaginable d’être homosexuel. Ce n’était pas qu’à l’école. J’ai des amies qui ont arrêté de me fréquenter. ‘Si je viens chez toi, je ne sais pas ce qui pourra se passer’, me disaient-elles, explique Lydia. "Moi, je viens de Sardaigne. Là-bas, ce n’était pas juste à l’école, mais nulle part qu’il fallait le dire", estime Andrea, 36 ans. Son copain, Maxime, 27 ans, estime ne pas avoir eu trop d’ennuis. "Mais il y avait des remarques", nuance-t-il.