Si le congrès du parti le décide le week-end prochain, le VLD se retirera du gouvernement fédéral pour marquer son opposition sur le dossier du droit de vote des étrangers, a déclaré vendredi le président du VLD, Karel De Gucht.

Il prévient encore qu'après les élections, une majorité flamande pourrait faire passer seule la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Lors de son congrès des 6 et 7 février, le VLD organisera un débat d'actualité sur le droit de vote des étrangers car les jeunes VLD d'Anvers ont réuni les 1.000 signatures nécessaires pour demander si la question du droit de vote des étrangers vaut une crise gouvernementale.

Si le congrès dit oui, il y a problème, dit M. De Gucht. Soit le gouvernement change de position, soit le VLD se retire du gouvernement. Pour M. De Gucht, une crise juste avant les élections n'est pas une bonne chose mais il ajoute que les autres partis de la majorité ne sont pas suffisamment conscients des problèmes que ce thème porte en soi pour le VLD. «Pourquoi mènent-ils une pré-campagne idéale pour le Vlaams Blok? », s'interroge M. De Gucht.

Accorder le droit de vote aux étrangers, contre la volonté de la grande majorité des flamands, serait un précédent dangereux, prévient le président du VLD, pour qui les francophones font une lourde erreur, pour laquelle ils paieront, tôt ou tard, la note.

«Qu'est-ce qui pourra nous empêcher après les élections du 13 juin de faire passer avec une large majorité flamande la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde contre la volonté d'une majorité des francophones », prévient M. De Gucht./.LAR(