Belgique

Le cdH, Ecolo et le PS n'ont pas de "problème" avec le fait que Mahinur Özdemir (cdH), première parlementaire voilée dans l'histoire du pays, copréside mardi l'installation de l'assemblée bruxelloise nouvellement composée. Le MR entend obtenir l'interdiction des signes ostentatoires. Les partis de l'olivier ne voient pas de nécessité de légiférer. "Dans la mesure où nous vivons en démocratie représentative, les élus sont censés être les représentants de leurs électeurs. Par ailleurs, constitutionnellement, la liberté religieuse est garantie", a indiqué lundi le présidente du cdH, Joëlle Milquet.

Celle-ci s'étonne de l'ampleur de la réaction à la prestation de serment de la députée de son parti alors qu'elle siège sans avoir suscité de remous au Conseil communal de Schaerbeek, aux côtés d'Isabelle Durant (Ecolo), Laurette Onkelinx (PS), et Bernard Clerfayt (MR) et qu'elle est diplômée de l'ULB. "Fondamentalement, il n'y a pas de problème", tranche Mme Milquet.

Pour le coprésident d'Ecolo Jean-Michel Javaux, également, "il ne faut pas créer de problèmes là où il n'y en a pas". Rappelant que "nous sommes dans un Etat neutre et pas dans un Etat laïc", M. Javaux a rappelé le devoir de réserve qui s'impose au fonctionnaire qui rend service à l'usager. En revanche, "le Parlement doit être le reflet de la société", estime M. Javaux.

Même son de cloche au PS. "Cette personne a fait campagne en toute honnêteté. Elle est élue. Que, dans un parti, il y ait différentes convictions religieuses, on peut le comprendre. Autre chose serait de voir quelqu'un rendant service aux citoyens: dans l'administration, on se doit à l'impartialité".