Le Conseil général de la CSC a approuvé mardi le projet d'accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020 à 65% des voix, a-t-on appris auprès du syndicat chrétien, tout comme l'a fait la CGSLB dans la foulée, avec 75,5% des voix. La FGTB a voté contre.

Les partenaires sociaux, réunis au sein du Groupe des 10, l'instance faîtière de la concertation sociale en Belgique, ont accouché le 26 février, après un premier faux départ et une grève nationale le 13 février, d'un projet d'AIP.

Le texte prévoit notamment une hausse des salaires de maximum 1,1% sur deux, en sus de l'indexation.

Syndicats et employeurs ont mis à profit ces dernières semaines pour consulter leur base.

Ce mardi, la CSC et la CGSLB ont approuvé ce projet d'accord interprofessionnel.

Quant au syndicat socialiste, il s'est prononcé à l'encontre de ce projet avec 56 % des voix.

Ce refus de la FGTB, qui n'est pas une surprise vu l'opposition déjà annoncée par de nombreuses centrales et régionales du syndicat socialiste, apporte avec lui son lot d'incertitudes quant à la suite des évènements, d'autant que le gouvernement fédéral est minoritaire et en affaires courantes.


Le ministre de l'Emploi va rencontrer le Groupe des 10

Le vice-Premier ministre et ministre de l'Emploi, Kris Peeters, va organiser, en concertation avec le Premier ministre, "un entretien avec le Groupe des 10", a-t-il annoncé, dans la foulée du rejet par la FGTB du projet d'accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020. 

La CSC et la CGSLB ont, elles, donné leur feu vert au texte. Pour le ministre CD&V, il est important pour les entreprises, indépendants, travailleurs et allocataires sociaux de traiter la question rapidement et d'éviter une situation où règne l'incertitude.

Kris Peeters juge positifs les approbations des employeurs et des syndicats chrétien et libéral mais regrette le rejet du projet d'AIP par le syndicat socialiste.