Les séparatistes flamands semblent avoir encore du pain sur la planche... La jeune génération pourrait bien leur donner du fil à retordre. En effet, les ados du nord du pays se sentent d’abord belges avant de se sentir flamands... Ce sont les conclusions étonnantes révélées par une étude de la KULeuven réalisée sur 3 426 jeunes. Selon cette enquête, l’adolescent flamand moyen de 14 ans fait référence en premier lieu à son pays en matière d’identité. Ensuite, vient sa commune, et puis, seulement, la Flandre ou sa province. Une exception tout de même, mais pas dans le sens qu’on imagine : les jeunes Limbourgeois s’identifient d’abord selon leur commune, puis, comme Belge, ensuite seulement, comme Limbourgeois et Flamand. Par contre, l’Europe arrive en dernier partout.

A Linkebeek, le Tak attaque

Et pendant que les jeunes nordistes restent assez tièdes face à leur identité régionale, les radicaux de la cause flamande font parler d’eux à Linkebeek.

Lundi soir, une trentaine de membres du Vlaamse Volksbeweging (VVB) et du Taal Aktie Komitee (Tak) ont manifesté leur opposition aux accords sur la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de BHV sur la place communale. Rappel : Linkebeek fait partie des communes à facilités linguistiques. L’objectif des militants du VVB et du Tak : tenter de convaincre un maximum d’élus flamands du Parlement fédéral de ne pas approuver les textes qui doivent être votés d’ici la fin de la semaine. Les manifestants flamingants ont déployé quelques tentes sur la place, ainsi qu’une porte avec des verrous pour symboliser le fait que ces accords portent, selon eux, atteinte à l’autonomie flamande.