Leurs tailleurs sont-ils riches ? Qu’importe finalement, les Belges maîtrisent l’anglais à "un haut niveau" , se félicite, depuis la Suisse, l’organisme d’éducation international EF Education First. Leur enquête English Proficiency Index (EPI) qui sera publiée ce mardi classe la Belgique au 17e rang sur les 70 pays non anglophones étudiés. C’est moins bien que la Suède qui ouvre la marche, que les Pays-Bas (2e) ou que le Luxembourg (8e), mais c’est nettement mieux que l’Espagne (23e), ou même que la France qui pointe à la 37e position.

Si l’on prend la moyenne des résultats aux tests de maîtrise, et si la Belgique perd deux points par rapport à l’année dernière, elle obtient une moyenne de 59 points sur 100, ce qui est loin d’être décevant aux dires de l’organisation.

Avec un score moyen de 62, les néerlandophones se défendent pourtant mieux que les francophones (58), alors que Bruxelles se classe derrière les villes d’Anvers et de Gand.

Une question de méthodologie

"Si l’on analyse les bonnes pratiques internationales et ce qui se fait au nord du pays, on remarque que les régions les plus performantes ont investi dans de nouvelles méthodologies qui se concentrent sur la pratique de la langue en libérant la parole , explique Thibaut Hardelay, Country manager chez EF Education First . Sans doute les francophones (comme les Français) sont-ils encore trop dans l’académique, dans la résolution d’exercices grammaticaux en classe par exemple. Mais c’est aussi la culture extrascolaire qui joue un rôle. Si l’on s’attache à la Belgique, les néerlandophones tirent des bénéfices du fait que peu de leurs films sont doublés dans leur langue. Ils baignent dans une culture qui favorise plus l’immersion linguistique."

Au-delà de ces résultats, ce que l’organisme d’éducation tient à mettre en avant est la corrélation constatée entre les performances en anglais et la réussite professionnelle personnelle, mais aussi les résultats économiques d’une région. "Le rapport est en effet direct entre les connaissances en anglais d’une population et le revenu national brut, la qualité de vie, la connectivité à Internet ou même le niveau d’innovation de l’économie du pays", conclut Thibaut Hardelay.BdO