En Belgique, les femmes représentent 2/3 du cadre administratif et logistique dans les zones de police locales mais restent par contre sous-représentées au niveau opérationnel ou à des postes décisionnels, relèvent les titres Sudpresse dans leur édition jeudi. Selon les chiffres officiels, 30% des effectifs de la police intégrée (locale et fédérale) sont féminins. 

Sur 50.000 membres de la police, cela représente environ 15.000 femmes. "33,5 % au sein des zones locales et 27,5 % à la police fédérale", note Sandra Eyschen, porte-parole de la police fédérale.

Les agentes sont plus souvent actives dans le cadre administratif et logistique (Calog) mais sont moins présentes sur le terrain. On ne recense que 11 femmes pour 172 hommes sur les 183 zones de police où il y avait un chef de corps mandataire mi-mai, soit 6%.

"Les éléments de l'emploi opérationnel intéressent bien les femmes, mais bon nombre des femmes intéressées sont rebutées par certains autres éléments de l'emploi opérationnel et semblent préférer alors, pour au moins entrer dans la police, y entrer comme membres du cadre logistique et administratif", analyse Vincent Gilles, président du syndicat SLFP Police. Il avance l'équilibre notamment que "les policières doivent poser un choix entre maternité/vie de famille et ce qui leur plaît vraiment dans l'abord opérationnel de la police, avec des conséquences sur leurs potentielles ambitions par rapport à une promotion dans les différents grades".

Mais aussi un "plafond de verre", car si les chiffres montrent que les femmes sont de plus en plus nombreuses à passer les brevets nécessaires afin d'obtenir le poste de commissaire (elles sont 30 % cette année), elles restent moins bien représentées par rapport aux hommes.

Il cite l'exemple où lors d'une session d'information récente devant les commissaires de police qui sont candidats à la participation au brevet de direction, il n'y avait que 5 candidates pour +/- 30 candidats, soit 16 %.