Le syndicat policier SLFP estime jeudi, au lendemain de nouvelles émeutes à Bruxelles, que le temps où l'on gâtait la jeunesse de la capitale est révolu. "La politique du 'ce sont nos électeurs' de ces vingt dernières années a clairement failli. Et la situation ne fait que s'aggraver. C'est pourquoi nous voulons que les ministres de la Justice et de l'Intérieur mettent en place un plan d'action répressif", s'exclame son vice-président Vincent Houssin. Les émeutes de samedi dernier et de mercredi après-midi, lors desquelles des jeunes bruxellois s'en sont pris à la police, sont la goutte d'eau de trop pour le syndicat libéral. "Depuis 2000, il est presque interdit de s'interposer lors de certaines manifestations. (Les autorités bruxelloises) veulent tant être politiquement correctes qu'elles ne nomment pas les choses et nient la réalité", constate Vincent Houssin.

Etant donné que les autorités locales ne prennent pas leurs responsabilités, le SLFP en appelle aux ministres Koen Geens et Jan Jambon. "Nous voulons qu'un plan d'action répressif soit mis en place. Car la politique préventive qui s'applique pour le moment ne sert à rien s'il n'y a pas de répression."

Concrètement, le syndicat libéral demande la création d'équipes spéciales, comme la VIP Police, qui "se mettraient à la recherche des jeunes chahuteurs et qui les verbaliseraient à la moindre infraction", explique Vincent Houssin. "Les jeunes doivent à nouveau craindre la police", dit-il.

Le SLFP exhorte en outre Koen Geens à travailler sur la circulaire relative à la tolérance zéro pour la violence contre la police, "que le ministre avait promise pour octobre". Il souhaite également la désignation d'un magistrat de référence, qui devra s'assurer que "les jeunes délinquants qui s'en prennent aux services de secours, qui endommagent des vitrines ou des voitures et qui intimident les citoyens" soient toujours poursuivis.

"Une sorte de politique de tolérance dont le but était de ne pas laisser le désordre s'aggraver a prévalu ces vingt dernières années. Cependant, cela a, au contraire, empiré les choses. J'attends dès lors aussi un signal du ministre de l'Intérieur", conclut le vice-président du syndicat policier.