Il s'agit du "premier paquet" de la réforme de l'Etat, visant à régionaliser ou étendre au bénéfice des régions certains pans de l'activité économique, la politique agricole, d'énergie et de télécoms, logement, mobilité, politique familiale, etc.

Y figure également la politique des grandes villes, mais aussi des "contentieux" tels que celui du jardin botanique de Meise ou la procédure d'adoption (accord de coopération). La politique de l'emploi y occupe une bonne place (accompagnement des chômeurs, etc), de même que l'article 195 réglant la procédure de révision de la Constitution. Enfin, la régionalisation de déductions fiscales et la justice (encadrement des peines alternatives, aide sociale aux détenus, etc) devront aussi trouver des réponses régionales, rappelle M. Peeters.

Dans les jours à venir, le ministre-président régional et co-président du dialogue institutionnel nouera des contacts bilatéraux avec les différents partis conviés au dialogue pour s'assurer qu'ils ont bien l'intention d'avancer sur la même base que lui, et avec la volonté d'engranger une série d'accords avant juin.

"J'ai pris un risque sérieux en acceptant de lancer le dialogue. Nous avons dû laisser imploser le cartel (CD&V-N-VA) pour cela. Si l'on devait échouer, (...) je ne serai pas le seul perdant. Après le scrutin de juin, la polarisation communautaire sera plus forte que jamais", prévient-il. "Il me reste, comme à Rudy Demotte, cent jours utiles pour y parvenir", ajoute M. Peeters.