Belgique La Dernière Heure dit en savoir un peu plus sur la troisième personne présente hier soir dans l'appartement de la rue de la Colline à Verviers. Agé de 25 ans, le jeune homme s'appellerait Marouane E.

Selon nos confrères, il a été placé sous mandat d'arrêt par la juge d'instruction 'terrorisme' Isabelle Panou. A sa charge, cinq chefs d'accusation : participation à une association terroriste comme auteur ou co-auteur, détention d'explosifs dans l'intention de commettre un attentat criminel, détention d'armes prohibées, détention d'armes à feu ainsi que rébellion avec concert préalable et menaces. 

Marouane E. nierait totalement les faits. Inconnu des autorités judiciaires, Marouane affiche un casier judiciaire vierge. Il réfuterait également être allé en Syrie. 

Selon la DH, Marouane, comme ses deux complices tués, était sur écoute jusque dans les dernières secondes avant l'intervention. Ce sont ces écoutes qui ont décidé la police à intervenir

Dans l'appartement verviétois, les policiers auraient retrouvé des documents permettant de faire le lien entre les trois jihadistes et les lettres de menaces reçues par les quatre libraires jettois. Il ne s'agissait donc apparemment pas de menaces en l'air. 

Par ailleurs, toujours sur base des écoutes téléphoniques et des documents retrouvés sur place, il semblerait que les terroristes visaient le palais de justice de la place Poelaert via, notamment, un attentat à l'explosif. L'enlèvement d'un haut magistrat n'est toujours pas confirmée à ce stade de l'enquête.

La famille de Maroune E. vit en région bruxelloise, ce qui explique les perquisitions en région bruxelloise. Sa mère et ses frères auraient été interpellés hier soir. A cette heure de la journée, ils auraient été relâchés.