La majeure partie des fonds européens que les universités belges obtiennent grâce à des consortiums de recherche sont liés à des universités britanniques, écrit mardi L'Echo, se basant sur une cartographie menée par le centre d'étude de la vie politique de l'ULB (Cevipol). Sans contrat de divorce négocié entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, certaines universités belges pourraient être durement touchées.

Un Brexit "dur" provoquerait une rupture dans les relations entre les universités du continent et celles du Royaume-Uni. Cela pourrait poser problème aux universités du continent dans leur accès aux financements européens, notamment les aides aux projets collaboratifs.

En Belgique, les financements alloués dans le cadre de consortiums de recherche représentent la moitié des aides européennes à la recherche. Et les consortiums de recherche auxquels participent les universités francophones sont très majoritairement formés avec des chercheurs britanniques.

L'Université de Mons, qui participe exclusivement à des consortiums avec les Anglais, est la plus dépendante des universités de la communauté française à des partenariats britanniques, montre l'étude du Cevipol, basée sur 272 projets financés ces quatre dernières années.