Olivier Maingain n'a plus guère pratiqué la dactylographie rapide depuis son passage sous les drapeaux. Cela ne l'a pas empêché de répondre avec enthousiasme aux internautes qui étaient invités à l'interpeller sur la crise de l'orange bleue, vendredi midi, sur lalibre.be.

Le sujet interpelle : 273 participants étaient de la partie et 289 questions ont été posées. Une précision pour celles et ceux qui n'auraient pas eu de réponse en direct : le président du FDF a proposé de répondre personnellement à ces derniers.

Cela dit, d'entrée de chat, il a été question de la remise en selle des négociations. A la suggestion d'un internaute qui avançait le nom de Gérard Deprez (MCC-MR) pour reprendre la main, Olivier Maingain a dit que celui-ci "est incontestablement un homme d'expérience, mais le choix final incombe au chef de l'Etat. Et il me semble qu'une personnalité du CDH devrait être associée à cette nouvelle mission. Notamment parce que le CDH doit confirmer sa volonté d'entrer dans la négociation".

Pour le chef de file du FDF, on n'en est pas encore à l'hypothèse d'une indépendance de la Flandre, ni même à une entrée dans le confédéralisme. Et de s'en prendre à Bart De Wever "qui devrait assumer la responsabilité et les conséquences d'un tel acte !"

Les francophones ne doivent pas pour autant rester au balcon : ils ont aussi à gagner d'"une négociation institutionnelle bien maîtrisée". Olivier Maingain a aussi tenu à préciser que les partis francophones avaient "gardé une unité de fond sur les revendications francophones".

Et à une interpellation qui trouvait que le FDF semblait moins ferme dans la défense des intérêts francophones que le CDH, il a rétorqué que "les demandes francophones sont largement inspirées par les propositions du FDF : élargissement de Bruxelles, révision de son statut pour en faire une région à part entière, révision des lois linguistiques". Avant d'ajouter que "les partis francophones ne mettaient pas ces thèmes sur la table lorsque le FDF n'était pas associé aux négociations".

Un internaute a aussi voulu tester la connaissance du néerlandais du président du FDF en lui demandant dans la langue de Vondel s'il serait prêt à accorder des facilités aux Flamands qui s'implantent en Wallonie... Olivier Maingain a répliqué en néerlandais que cela n'était pas un problème pour lui...

Il fut aussi amplement question de la périphérie bruxelloise et de son avenir. Ici, M. Maingain a rappelé les principes de son programme. Enfin, à la question de savoir si le moment n'était pas venu de confier le dossier belge à l'Onu, il a répondu que l'on pouvait commencer par le conseil de l'Europe qui a demandé une meilleure protection pour nos minorités...