"Les réactions, principalement au nord du pays, à la suite du discours courageux du chef de l'État, sont révélatrices d'une dérive d'une partie de l'opinion publique flamande qui n'accepte plus la moindre critique par rapport à ses choix nationalistes et populistes.

Ceci confirme la pertinence de l'analyse posée par le discours royal", a souligné M. Maingain dans un communiqué.

Pour le président des Fédéralistes démocrates francophones, "cette tendance au repli identitaire, accompagnée d'un refus d'assumer les solidarités en période de crise, n'est pas propre à un certain courant politique en Flandre mais est malheureusement répandue dans plusieurs régions d'Europe et partagée par des forces politiques nationalistes ou régionalistes qui menacent le devenir de l'Union européenne".

"En faisant un rappel historique judicieux, le chef de l'État n'a ni commis une comparaison outrancière ni tenu un propos excessif. Il a eu l'audace de la clarté salutaire en ces moments d'avenir incertain pour la construction de l'Europe", a ajouté M. Maingain.

"Même si les discours royaux sont généralement rédigés par un membre de son cabinet et approuvés par le Premier ministre, en l'occurrence, le discours royal, par son contenu éminemment politique, au sens le plus noble, doit être avalisé par le gouvernement dans son ensemble. A défaut, le gouvernement ne serait pas à la hauteur de l'importance du message royal", a conclu le président des FDF.