La chambre du conseil d'Anvers a confirmé jeudi le mandat d'arrêt de Hans Van Themsche pour une période de trois mois. Le jeune homme de Wilrijk qui était présent devant la chambre du conseil, avait abattu le 11 mai dernier à Anvers une petite fille de 2 ans, Luna, et sa nourrice malienne Oulemate Niangadou, après avoir grièvement blessé par balle une femme turque, Songul Koç, seule des trois victimes à avoir survécu au massacre.

Van Themsche a passé un temps dans la section médicale de la prison de Bruges où il a été soigné pour une blessure par balle encourue lors de son arrestation. Il est aujourd'hui rétabli et a été transféré à la prison d'Anvers où il est détenu seul dans une cellule.

Une reconstitution des faits est prévue le 22 juin.

La Ligue des Droits de l'Homme se portera partie civile dans l'affaire contre Hans Van Themsch.

"Nous nous porterons partie civile en raison du caractère raciste de ces meurtres et de l'émotion causée auprès d'une grande partie de la population. Ces meurtres racistes peuvent déboucher sur un sentiment de peur, d'insécurité et d'intolérance", a expliqué la Ligue dans un communiqué diffusé jeudi.

Lors de son arrestation, Hans Van Themsche avait clairement laissé entendre que son objectif était de tuer un maximum de personnes d'origine étrangère. "Notre intervention en cas de violences à caractère raciste fait partie de notre mission. Le législateur nous a également conféré cette compétence dans le cadre de la loi contre le racisme et la discrimination", a encore précisé la Ligue.