Le mercredi 16 septembre risque d’être chaotique pour la circulation à Bruxelles. Le front commun des taxis a décidé d’organiser une large manifestation pour s’opposer à “l’inertie” du gouvernement belge face au service de covoiturage payant Uber que les taxis veulent voir supprimer. 

Entre 1000 et 1500 taxis sont attendus, avec des délégations venant de France, d’Espagne, du Portugal et d’Allemagne. Le cortège partira de la Gare du Nord pour se terminer à Schuman. “On bloquera plusieurs carrefours et il y aura aussi des actions devant les gares et l’aéroport de Bruxelles-National , explique Philippe Lescot, secrétaire permanent de la CSC Transcom. “Cela fait 18 mois qu’Uber, déclaré illégal, opère en toute impunité. C’est une première en Belgique”.

Faut-il craindre des débordements comme lors des manifestations des taxis en France cet été ? “On va encadrer cela, mais honnêtement je ne peux pas garantir que tout se passera bien”, explique le secrétaire permanent. "Il y a beaucoup de tensions. Uber, c’est un recul social de 30 ans. On commence par les taxis aujourd’hui, mais demain c’est tout un chacun qui sera touché. Le gouvernement belge laisse la porte ouverte à ce type de société qui réintroduit le statut d’esclave et joue avec la vie de milliers de familles, poursuit M. Lescot. "Je crains certains débordements, car, hélas, les autorités nous ont montrés avec l’exemple français, que la violence fonctionne mieux que la négociation”

A noter que les taxis rouleront à moitié prix le dimanche 13 septembre. "Nous ferons payer uniquement les frais liés à la sécurité sociale, aux impôts et à l'assurance, soit ce que Uber ne paie pas",explique le front des taxis.