Interrogé sur le fait qu'il avait déclaré devant la juge d'instruction qu'il s'exprimerait devant la cour d'assises, Mehdi Nemmouche a répondu: "je m'exprimerai", ajoutant à l'attention de la présidente: "Soyez patiente". Mehdi Nemmouche s'est finalement exprimé mercredi après-midi, sur l'insistance des questions de la présidente de la cour d'assises, Laurence Massart. Il a laissé entendre qu'il en dira plus sur son implication dans l'attentat du Musée juif de Belgique le 24 mai 2014, à la fin du procès.

La magistrate a questionné l'accusé sur la raison pour laquelle il ne prenait pas la parole devant la cour d'assises, immédiatement après que la juge d'instruction arappelé la première audition de Mehdi Nemmouche devant elle. "Son avocat nous avait affirmé que son client ne voulait plus d'intermédiaire entre lui et ses juges, probablement ceux de la cour d'assises", a rappelé la juge d'instruction.

La présidente Laurence Massart a alors fait se lever Mehdi Nemmouche et l'a réinterrogé à ce propos. "Voilà, nous y sommes donc devant la cour d'assises. Pourquoi ne vous exprimez-vous donc pas? ", a-t-elle demandé.

"Nous sommes ici jusqu'au 1er mars", a souligné Mehdi Nemmouche auprès de Laurence Massart, qui l'a corrigé en précisant que les auditions de témoins ne se faisait que jusqu'au 12 février. Celles-ci seront suivies des plaidoiries des différentes parties.

"Vous allez vous exprimer à la fin du procès? ", a insisté la présidente. Mehdi Nemmouche, soupirant, s'est à nouveau levé. "Soyez patiente", lui a-t-il alors intimé.

S'adressant toujours à la présidente, il a poursuivi: "Nous vous avons présenté une liste de témoins comprenant 130 personnes, que vous avez expurgée de toute personne qui aurait pu donner une information aux antipodes de la version présentée dans ce torchon d'accusation", a répondu Mehdi Nemmouche, le doigt pointé vers la présidente de la cour d'assises et la voix teintée d'énervement.

"L'accusation se base exclusivement sur des impostures", a-t-il conclu avant de se rasseoir.