Le directeur de la Politique scientifique fédérale, Philippe Mettens, a assuré mercredi avoir agi en concertation avec son ministre de tutelle en ayant déposé plainte contre le directeur de la Fondation polaire internationale (IPF), Alain Hubert, soupçonné de prises illégales d'intérêt et de conflits d'intérêts dans la gestion de la station Princess Elisabeth en Antarctique. "S'il (Alain Hubert) pense que c'est parce que nous avons peur de lui, il se trompe. C'est une démarche qui est menée en concertation avec le ministre en charge de la Politique scientifique (le secrétaire d'Etat Philippe Courard, ndlr) et ça vient en son temps, il y avait une instruction interne. En plus la question a déjà été évoquée avec lui et il n'apporte jamais de réponses convaincantes", a affirmé M. Mettens lors de l'émission Matin Première de la RTBF-radio.

M. Mettens a déposé plainte la semaine dernière contre Alain Hubert pour prises illégales d'intérêt et de conflits d'intérêts dans la gestion de la station polaire belge.

Réagissant mardi par communiqué depuis l'Antarctique, M. Hubert a menacé de porter plainte à son tour contre M. Mettens pour "calomnie".

"Je lui demande de respecter les règles qui s'appliquent dans la fonction publique. Aujourd'hui le Secrétariat polaire, une structure publique, qui gère la station (Princess Elisabeth), verse trois millions d'euros à Alain Hubert et à sa fondation. Et on a découvert, au terme d'un audit, des flux financiers qui convergeaient vers la Fondation polaire internationale, qui elle-même, tire ses moyens du secteur public. Alors qu'Alain Hubert est dans la structure publique, président de la Fondation et responsable de toutes ces structures, on est dans un système qui pourrait être qualifié de conflit d'intérêt et prise illégale d'intérêt", a souligné mercredi le patron de Belspo.

"L'Etat belge a investi presque 30 millions d'euros pour cette Station. Aujourd'hui les gens font des efforts, la vie est compliquée, donc il faut respecter les règles", a ajouté M. Mettens.