L'archevêque de Malines-Bruxelles André-Joseph Léonard a été la cible vendredi soir d'un entarteur lors d'une rencontre européenne des jeunes actifs catholiques au collège Saint-Michel, à Bruxelles, a indiqué l'entarteur Noël Godin à l'agence Belga. L'action a également visé la Française Christine Boutin qui a été "enlacée" par quatre ex-Femen belges. La vidéo de l'incident est visible sur le site de la RTBF via ce lien .

Lors de sa prise de parole, la présidente du Parti chrétien-démocrate français a été interrompue par un chant féministe puis a été "enlacée" par quatre ex-Femen belges, désormais appelées "Liliths". Ces dernières sont montées sur scène seins nus, sur lesquels étaient écrits des slogans comme "Caca Boutin! ", "Vive les pédés! ". Elles ont enlacé l'opposante au mariage homosexuel avec le drapeau des LGBT et l'ont "couverte" de bisous.

Les entarteurs ont ensuite fait leur apparition et s'en sont pris à Mgr Léonard. "Des membres de la sécurité se sont montrés particulièrement violents", a précisé Noël Gaudin. "Cette action, qui a été un succès, visait les anti-homosexuels, avortements et contre l'intégrisme catholique", a souligné l'entarteur.

Le porte-parole des évêques dénonce l'acte

"Qu'elles que soient les idées qui se respectent, on ne porte pas atteinte à l'intégrité d'une personne", a réagi vendredi soir Tommy Scholtes, porte-parole des évêques de Belgique, après l'entartage dont a été victime plus tôt dans la soirée Mgr Léonard. L'archevêque de Malines-Bruxelles André-Joseph Léonard a été la cible vendredi soir d'un entarteur lors d'une rencontre européenne des jeunes actifs catholiques au collège Saint-Michel, à Bruxelles. L'action a également visé la Française Christine Boutin qui a été "enlacée" par quatre ex-Femen belges.

"Cette action, qui a été un succès, visait les anti-homosexuels, anti-avortements et était dirigée contre l'intégrisme catholique", avait indiqué l'entarteur Noël Gaudin.

"Cet acte est inacceptable", a commenté Tommy Scholtes. "Les débats se règlent en dialoguant et pas en portant atteinte à l'intégrité des personnes", a conclu le porte-parole.