La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet a confirmé jeudi au Sénat qu'elle approuve chaque année une liste établie par la police fédérale sur les organisations qu'il convient de suivre. Des personnalités impliquées dans des troubles de l'ordre public organisés par ces organisations font également l'objet d'un enregistrement mais leur nom est biffé si dans les deux ans, elles ne sont plus impliquées dans aucun fait. Son nom figurant dans la liste, le sénateur Vlaams Belang Filip Dewinter a nié avoir été impliqué dans un incident de ce type et ajouté qu'il déposerait plainte auprès de la Commission de la vie privée.

L'existence d'une telle liste a été mise au jour jeudi par la Gazet van Antwerpen. Sur la liste figurent les noms de 221 organisations qu'il convient de suivre car elles sont suspectées d'extrémisme ou de terrorisme ou parce qu'elles ont perturbé l'ordre public. Cette liste comprend les noms de dizaines d'associations de supporters de football ainsi que d'organisations religieuses, sectaires, d'extrême gauche ou d'extrême droite, associatives (environnementalistes, contre les centres fermés...), communautaires, des bandes de motards ou des partis politiques (PTB).

La ministre de l'Intérieur a précisé que cette liste était élaborée sur base d'informations provenant de la police fédérale, de l'OCAM (analyse de la menace), du centre de crise, de la Sûreté de l'Etat et du service de renseignement de l'armée.

Selon Filip Dewinter, les noms de quelque 10.000 personnes sont également enregistrés dont 480 mandataires et collaborateurs du Vlaams Belang.