Métro bruxellois: "Aujourd’hui il n’y a pas de sanction. Mais mardi, si vous recommencez, ça sera 250 euros d’amende"

Le jingle tournait en boucle dans les métros bruxellois. " Le port du masque est obligatoire", répété de minute en minute et en trois langues. De quoi le rappeler au voyageur distrait, même si le port du masque ou de toute autre protection (écharpe, châle, tour de cou), est obligatoire dès l’entrée en station ou sur les quais.

Métro bruxellois: "Aujourd’hui il n’y a pas de sanction. Mais mardi, si vous recommencez, ça sera 250 euros d’amende"
©Belga
T.G.

Le jingle tournait en boucle dans les métros bruxellois. "Le port du masque est obligatoire", répété de minute en minute et en trois langues. De quoi le rappeler au voyageur distrait, même si le port du masque ou de toute autre protection (écharpe, châle, tour de cou), est obligatoire dès l’entrée en station ou sur les quais. 

Ce lundi matin, la plupart des utilisateurs croisés portaient l’équipement requis. Le message demandait une protection du visage, sans obligation de porter un masque en tissu ou chirurgical. Un cortège bigarré défile à hauteur de visage : des masques en tissu, des FFP2, des bandanas, des écharpes… Plus surprenant, un bandeau pour les yeux reconverti, dont on peut interroger l’efficacité mais qui respecte la règle.

Sur les quais, les agents de la sécurité de la Stib effectuent des contrôles, comme l’avaient annoncé les opérateurs de transport. Les utilisateurs qui ne portent pas le masque sont priés de descendre de la rame. Constat identique dans les stations, ou les utilisateurs doivent sortir s’en procurer un s’ils veulent reprendre le transport.

La police distribuera des amendes

"Aujourd’hui il n’y a pas de sanction. Mais demain, si vous recommencez, ça sera 250 euros d’amende", avertit l’un des nombreux policiers chargés des contrôles, accompagné d’agents de la sécurité de la Stib, eux-mêmes équipés de masque, de gants, et même de lunettes de protection. Avec plus ou moins de succès. Sur la ligne 25, à Schaerbeek, un contrôleur demande à une utilisatrice non masquée de sortir. Lui-même ne se couvre pas le nez, contrairement aux recommandations de la direction. Cette dernière invite à respecter la distance de sécurité, bien que cela ne soit plus obligatoire. Sur les sièges persistent encore certains autocollants, interdisant aux utilisateurs de s’asseoir afin de garantir le respect des distances. "Cela semait le doute. Comment devait faire une famille avec une poussette ? Ou comment se positionner à côté d’une personne debout, s’appuyant sur la barre ?" interroge la porte-parole de la Stib, Françoise Ledune. L’obligation du port du masque a rendu les interrogations caduques, même si l’éloignement reste vivement conseillé. À la mi-journée, les syndicats ne relevaient aucun incident particulier. Dès le matin, le personnel avait reçu l’équipement nécessaire à leur protection et au nettoyage des véhicules.

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