La grève à la Stib temporairement suspendue

Les métros bruxellois ont roulé à fréquence réduite mercredi et jeudi à la suite d'une action du syndicat CGSLB.

La grève à la Stib temporairement suspendue
©Bauweraerts Didier
T.G

Après deux jours de grève dans le réseau de transport bruxellois, la CGSLB-Stib suspend son action. Le syndicat libéral veut donner toutes ses chances à la concertation, faisait savoir le délégué syndical de la CGSLB, Christian Ecker, jeudi soir par voie de communiqué.

Les métros bruxellois ont roulé à fréquence réduite mercredi et jeudi à la suite d'une action de la CGSLB. Le syndicat libéral, qui avait introduit un préavis d'actions le 14 octobre, disait relayer "les inquiétudes du personnel face à l'insuffisance des moyens humains et matériels pour assurer des transports en commun de qualité aux usagers".

Faire croire à un complot

Les affiliés libéraux menaient leur action sans le soutien des autres syndicats. Les syndicats chrétien et socialiste dénonçaient, dans le chef de la CGSLB, une action intéressée visant à obtenir un délégué permanent supplémentaire. "Le syndicat libéral se plie en quatre pour faire croire qu’il existe un complot entre la direction générale, Cohezio (service externe de prévention), la CGSP et la CSC, et même le conciliateur social", pointent les deux autres organisations de représentations des travailleurs.

"Totalement irresponsable en période de corona, a déclaré la direction de la Stib, car il faut désormais précisément suffisamment de places dans le métro pour pouvoir respecter les règles de distanciation." Une réunion entre la direction et le syndicat avait eu lieu mercredi, sans résultat. Elle était principalement destinée à entendre les revendications du syndicat libéral.

Un nouveau rendez-vous ce vendredi

Le syndicat dénonce la charge de travail et les conséquences d’un absentéisme élevé. Il estime également que les équipements mobiles ne répondent pas aux exigences de bonne qualité.

La porte de la direction est toujours restée ouverte, souligne la direction de la Stib. "Des points sont discutés en front commun syndical. Il y a eu une réunion avec le médiateur social lundi pour signer une convention collective de travail sur les métiers lourds, et un nouveau rendez-vous est prévu pour cela ce vendredi", ajoutait la société de transport