Zone basses émissions: Touring demande à la Région bruxelloise de ne sanctionner les véhicules diesel Euro-4 qu'en 2023

Touring a appelé mardi la Région de Bruxelles-Capitale à ne sanctionner les véhicules diesel répondant à la norme Euro-4 qu'à partir de 2023 et non au 1er janvier 2022.

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Ceux-ci ne seront en effet plus autorisés à rouler dans la zone de basses émissions (LEZ) sur les axes de la région. "Cette mesure touchera 35.000 ménages bruxellois, et quelque 560.000 propriétaires de voitures d'autres régions ne pourront plus entrer dans la capitale, sous peine d'une amende insensée de 350 euros", estime l'organisation de mobilité.

Si Touring reconnaît que les véhicules les plus récents sont plus propres, elle estime que "l'interdiction des diesels Euro-4 arrive à un moment particulièrement difficile. La crise sanitaire rend le coût de la vie nettement plus cher (...) Peu de citoyens peuvent se permettre d'acheter un autre véhicule."

Touring a dès lors demandé au gouvernement bruxellois de ne sanctionner les conducteurs de véhicules diesel Euro-4 qu'à partir de 2023. "Une telle mesure donnerait aux usagers le temps de trouver un autre véhicule selon le budget du ménage, ou de réorganiser leurs besoins et leurs habitudes de mobilité", note-t-elle alors que la LEZ (zone de basses émissions), assortie de ses mesures de contrôles, de surveillance et de sanction progressives, a été créée début 2018.

"L'année prochaine, un diesel Euro-4 deviendra inutilisable et pratiquement sans valeur. Et ce n'est pas tout: de nombreuses voitures neuves sont indisponibles - en raison des problèmes de production et d'approvisionnement causés par la crise sanitaire - ce qui a augmenté la pression sur le marché de l'occasion", conclut Touring.

Dernièrement, Bruxelles Environnement a partagé les résultats de son monitoring 2020: le lancement de la zone basses émissions (LEZ) sur le territoire de la région de Bruxelles-Capitale en janvier 2018, a réduit la pollution liée au transport et contribue à améliorer la qualité de l'air. Selon les estimations, à situation de mobilité constante (compte tenu de l'impact de la crise sanitaire sur le trafic), la modification du parc automobile aurait permis entre juin 2018 et octobre 2020 de réduire les émissions de NOx de 9%, de PM2.5 (particules dont le diamètre est de 2.5 micron) de 17% et de black carbon de 38%.

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