Le TEC tire un premier bilan positif de sa rentrée scolaire

La société de transports en commun est satisfaite de sa rentrée.

Belga
Le TEC tire un premier bilan positif de sa rentrée scolaire
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Le TEC a tiré mardi à Gemboux un premier bilan positif de sa rentrée scolaire, en présence d'Elio Di Rupo (PS), ministre-président du gouvernement wallon, et de Philippe Henry (Ecolo), en sa qualité de ministre wallon de la Mobilité. Depuis le 1er septembre, l'abonnement annuel est au prix de 12 euros pour les voyageurs âgés de 18 à 24 ans. La nouvelle offre concerne également les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que les bénéficiaires de l'intervention majorée (BIM) du gouvernement wallon, quel que soit leur âge. Elle englobe toutes les lignes de bus, en ce compris les lignes Express, désormais au nombre de 28 depuis début septembre.

Le bilan provisoire de la rentrée scolaire est positif. En date du 7 septembre, le nombre d'abonnés était en augmentation de 19% par rapport à 2021 (hors titres combinés TEC-SNCB).

"En ce qui concerne l'abonnement annuel à 12 euros, on constate une hausse de 1,8% du nombre d'abonnés âgés de 18-24 ans par rapport à 2021", a précisé Stéphane Thiery, le porte-parole du TEC. "Il faut aussi noter une hausse de 18,9% du nombre de clients ayant déclaré le statut BIM, toujours par rapport à 2021."

"Par ailleurs, la fréquentation sur les premiers jours de septembre a atteint 90,68% de celle enregistrée à la même période en 2019, dernière année de référence hors Covid. Ces chiffres démontrent un retour important de nos clients dans les transports en commun", a-t-il ajouté.

"Notre politique vise à inciter à un changement de comportement en matière de mobilité", a réagi Elio Di Rupo. "L'offre à 12 euros par an doit déjà y contribuer et beaucoup d'investissements sont également réalisés pour améliorer l'offre et les infrastructures. A terme, la gratuité pour le plus grand nombre reste un objectif. Cependant, nous avons dû dépenser de nombreux milliards en raison du Covid, des inondations, de la guerre en Ukraine ou encore maintenant la hausse du prix des factures d'énergie. Nous allons donc commencer par évaluer les actions actuelles avant de poursuivre dans la même direction."

"La quasi-gratuité du bus pour les 18-24 ans, l'ajout de nouvelles lignes Express comme celle reliant Gembloux à Charleroi, l'augmentation de la fréquence de certaines lignes ou encore la non indexation des tarifs jusqu'à la fin de la législature sont des éléments qui font du bus une réelle alternative à la voiture", a également réagi Philippe Henry.

"Dans un premier temps, nous avons souhaité en priorité proposer l'abonnement à 12 euros par an aux 18-24 ans car c'est à cet âge que le choix entre voiture et transports en commun peut s'opérer", a-t-il ajouté. "Dans le futur, nous envisageons d'aller plus loin en offrant cette quasi-gratuité à d'autres publics comme les moins de 18 ans et l'ensemble des travailleurs."

Le budget supporté par la Wallonie pour permettre l'offre à 12 euros par an représente actuellement un budget global d'environ 45 millions d'euros sur une année pleine, pour l'ensemble des publics concernés.