Grève sur le rail: "C'est le money time pour le train"

Une grève paralyse le rail belge ce mercredi.

Grève sur le rail: "C'est le money time pour le train"
©PHOTONEWS

"C'est le money time pour le train", a déclaré mercredi le ministre fédéral de la Mobilité Georges Gilkinet (Ecolo), interrogé par les députés de la commission de la Mobilité de la Chambre alors que le rail était largement paralysé par une grève. Dans sa réponse, Georges Gilkinet n'a pas cité de montant qui sera accordé à la SNCB et à Infrabel dans les prochaines années. Il a rappelé l'adoption par le gouvernement de la "Vision rail 2040", développée dans un courrier envoyé aux syndicats le week-end dernier. "Ces ambitions sont à la base des négociations avec la SNCB et Infabel sur leurs nouveaux contrats de service public" d'une durée de dix ans, a-t-il rappelé, assurant que ces contrats seraient conclus d'ici la fin de l'année. "Il n'y a plus de contrat (de service public) depuis 2012. On n'y est pas encore. C'est pourquoi je demande un mandat et un budget pour terminer cette négociation."

Selon Georges Gilkinet, ce point sera discuté ce mercredi soir en comité restreint. Le kern doit en effet poursuivre ses travaux budgétaires à partir de 18h30, avant deux jours de pause en raison du sommet européen informel de Prague auquel participera le Premier ministre Alexander De Croo.

Le ministre a par ailleurs indiqué être en contact régulier avec les syndicats, renvoyant toutefois les questions sociales à la concertation interne via HR-Rail. "Le cadre est suffisant pour assurer le service. Mais il faut le remplir", a-t-il observé, citant en exemple le chiffre de 600 postes vacants dans la sous-région d'Anvers."

Dans l'opposition, le député N-VA Tomas Roggeman a critiqué cette approche. "Ce n'est pas le 'money time', mais le temps pour une politique plus efficace, celle qui réclame moins d'argent public et conduit à un meilleur service pour le voyageur et à un meilleur environnement de travail pour l'employé. Les subsides ferroviaires ont déjà été augmentés de centaines de millions d'euros, mais pour les Verts, il n'y aura jamais assez d'argent. Chaque personne active dans ce pays paie en moyenne plus de 600 euros de subsides ferroviaires même si elle n'a pas encore acheté de billet." Georges Gilkinet a qualifié cette sortie de "mauvaise foi" : "Vous ne pouvez en même pas temps demander des informations, légitimes, sur la gare de la commune où vous êtes échevin (Termonde, ndlr) et m'interroger sur les économies..."

Également dans l'opposition, le PTB a déposé, par la voix de Maria Vindevoghel, une motion visant à l'inverse à octroyer davantage de moyens au rail. "La motion demande de répondre à l'appel du ministre pour un investissement supplémentaire de 4 milliards d'euros dans le rail sur 10 ans", a-t-elle indiqué.