Les postes mobiles sont privilégiés pour télescoper les avertissements sur Facebook.

Les six zones de police bruxelloises collaboreront étroitement la nuit du 31 décembre, a annoncé le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem.

Cette organisation a déjà fait ses preuves lors des visites des présidents américains Barack Obama et Donald Trump, mais aussi lors de sommets de l’Otan. C’est la première fois qu’elle est mise en œuvre pour un réveillon.

" Nous organisons un centre de communication et de coordination avec les services de secours et la police fédérale, ce qui permet d’échanger les informations et de réaliser une concertation en temps réel ", explique Olivier Slosse, porte-parole de la zone Bruxelles-Ixelles. " Le commandement est entre les mains de notre zone de police mais les différentes zones restent responsables de ce qui se passe sur leur territoire. "

Selon le ministre Pieter De Crem, des leçons ont été tirées du réveillon de l’année dernière, émaillé par des émeutes à Molenbeek-Saint-Jean, notamment, et des jets de pierres et de projectiles de feu d’artifice sur les pompiers.

Le nombre de policiers sur le terrain a été doublé. Les congés ont été limités autant que possible dans les différentes zones de police.

La tendance générale est majoritairement aux postes de contrôle mobiles, ne fût-ce que pour télescoper les avertissements diffusés sur les réseaux sociaux. " Les emplacements seront très discrets" , explique David Quinaux, porte-parole de la police de Charleroi. "On ira chercher les véhicules sur les grands axes, on les déviera pour les amener, sous escorte, aux points de contrôle. "

À Namur, la stratégie est englobée dans la campagne Bob, étalée entre le 29 novembre et le 3 février, ce qui se traduit par des contrôles systématiques, quotidiens, et de gros contrôles planifiés. " Le 31 et le 1er, toutes les tranches horaires sont susceptibles d’être couvertes. Le risque subjectif d’être contrôlé est ainsi rehaussé, effet préventif à la clé ", illustre la porte-parole Laurence Mossiat. Entre le 29 novembre et le 20 décembre, sur 620 tests, vingt se sont révélés positifs à l’alcool, deux aux stupéfiants.

À Liège aussi, des petits contrôles sporadiques sont prévus. Les étalements sont préférés aux gros contrôles sur une seule tranche horaire nocturne.