L'année 2020 a donc débuté comme une "année vélo" forte, selon SD Worx. En janvier en effet, le nombre de collaborateurs qui se rendaient au travail à vélo et bénéficiaient à ce titre d'une indemnité spécifique était près de 20 pc plus élevé qu'en janvier 2019 avant d'enregistrer un net recul au mois d'avril (-16 pc par rapport à mars) en raison de la première vague de l'épidémie de coronavirus.

"Notre pays était alors en confinement et le travail à domicile était la norme. Une indemnité vélo n'est exonérée de cotisations ONSS et d'impôts que si elle s'élève à maximum 0,24 euros par kilomètre effectivement parcouru", explique Anne Godisiabois, consultante chez SD Worx.

À partir de juin, la tendance est repartie à la hausse et la croissance a été constante, les chiffres étant chaque fois plus élevés qu'en 2019, note SD Worx qui y voit là un effet possible du Covid-19.

"Lors de la première vague, nous avons dû nous limiter à des déplacements essentiels. Cela nous a amenés à réfléchir à l'utilité de nos déplacements, mais nous a aussi appris à nous déplacer de manière plus durable", poursuit Anne Godisiabois pour qui il n'est exclu "que ces bonnes habitudes revêtent désormais un caractère plus permanent".

La deuxième vague d'octobre/novembre a toutefois amorcé une nouvelle baisse des indemnités vélo étant donné que le travail à domicile est redevenu la norme, souligne SD Worx. Les travailleurs cyclistes sont cependant moins nombreux à enfourcher leur vélo durant les mois d'hiver, tempère le prestataire de services RH qui note que les distances parcourues par ces travailleurs sont plus longues.

A noter enfin, que le système, non obligatoire, rencontre le plus de succès en Flandre et à Bruxelles où environ un cinquième à un tiers des employeurs octroient une indemnité vélo. En Wallonie, il s'agit de moins d'un employeur sur dix.