Les embouteillages exceptionnels ont même pratiquement disparu à la suite du début du premier confinement en mars. Les 10 embouteillages les plus importants de 2020 se sont exclusivement produits durant les jours qui ont précédé le premier confinement. La matinée du mardi 10 mars a été le point culminant avec 356 kilomètres de files répartis sur les autoroutes belges. Les plus longs embarras de circulation depuis l'entrée en vigueur des mesures corona ont eu lieu le lundi 28 septembre au matin (275 kilomètres au total), ce qui place cette journée en 14e position du classement. Ces chiffres sont conformes aux résultats hebdomadaires du Centre flamand de la mobilité (Vlaams Verkeerscentrum), qui ne surveille que les autoroutes flamandes.

Le rapport de Be-Mobile révèle une tendance à la hausse des embouteillages structurels, soit les files qui se répètent quotidiennement pendant les heures de pointe du matin et du soir (entre 100 et 250 kilomètres cumulés), ces dernières années, avec une légère diminution en 2019. Cependant, cette année, la baisse est considérable. Alors qu'en 2019, 1.485 heures d'au moins 100 kilomètres d'encombrement étaient dénombrées sur le réseau routier belge, en 2020, il n'y en avait plus que 542. Les embouteillages exceptionnels, soit ceux qui sont supérieurs à 250 kilomètres et qui trouvent généralement leur origine dans la météo, étaient quant à eux à peine perceptibles en 2020 avec 4,6 heures d'encombrement, contre 49 en 2019.

Il convient également de noter que si les embouteillages ont diminué lors du premier confinement, ils ont de nouveau augmenté pendant la période estivale. Les embarras de circulation ont même été temporairement plus importants en juillet et en septembre qu'à la même période en 2019. Depuis octobre, la congestion automobile a nettement diminué, mais les disparités sont moins importantes que lors du premier confinement.

Les rapports du Centre flamand de la mobilité montrent également une diminution significative des embouteillages et du trafic automobile en général dès le début du premier confinement. Durant les périodes plus calmes, la congestion se concentrait principalement dans les régions d'Anvers, de Bruxelles et surtout de Gand.

Le centre souligne toutefois que ces baisses s'appliquent à la circulation automobile. En ce qui concerne le trafic de fret, il est resté constant durant le premier confinement et, à l'automne, il y avait davantage de camions sur les routes que durant la même période en 2019.