Le chef du groupe DéFI au parlement bruxellois, Emmanuel De Bock, a demandé mardi à la ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) de se désister dans la procédure d'appel de la décision prise par le juge du tribunal civil de première instance le 12 novembre dernier dans le dossier du Bois de la Cambre. Pour le chef de groupe de la formation amarante, qui fait partie de la coalition gouvernementale régionale à Bruxelles, la ministre de la Mobilité a admis, mardi en commission de la Mobilité, avoir outrepassé le plan Good Move dans le dossier de la gestion du trafic automobile dans ce poumon vert de la capitale.

Actuellement, la Ville de Bruxelles et les communes limitrophes ont convenu, à la suite du jugement, d'autoriser un accès de la boucle sud depuis la Drève de Lorraine vers l'Avenue Franklin Roosevelt, en mettant le tronçon avenue de Boitsfort-avenue du Brésil en double sens, du lundi au vendredi, avec une seule bande de circulation en direction de l'avenue Boitsfort et une seule bande de circulation en direction de la Drève de Lorraine. Il s'agit d'une solution temporaire soumise à un test.

Selon Emmanuel De Bock, le plan Good Move, passé en deuxième lecture au gouvernement bruxellois, prévoit précisément le maintien du raccordement vers l'avenue Roosevelt. La participation de la Région à la procédure d'appel de la décision du tribunal n'est donc pas justifiée.

L'élu amarante a par conséquent demandé à la ministre de transmettre au parlement le mandat qu'elle a donné aux avocats de la Région ainsi que la copie des conclusions qu'elle a approuvées.

Il a également demandé que Mme Van den Brandt respecte le contenu du plan Good Move validé par la majorité et n'engage plus la Région en se désistant de son appel.

Plus précisément, Emmanuel De Bock soutient que la ministre Van den Brandt a admis avoir outrepassé le contenu de ce plan Good Move, en modifiant le statut de la boucle de circulation Sud du Bois (avenues de Boitsfort et du Brésil), désignée pourtant comme une voirie où pouvaient circuler les voitures. Elle a, selon lui, justifié s'être fait convaincre dernièrement par des "experts", tout en se gardant de mentionner leur statut et la légalité de cette action dans le dos du gouvernement. "Elle a donc décidé, seule, sans passer par le gouvernement, de faire appel de l'ordonnance du 12 novembre 2020 prise par le président du Tribunal de première instance statuant en référé".