Le nombre de trains qui ont brûlé un feu rouge a quelque peu diminué l'an dernier. De 87 franchissements de feu rouge sur le réseau ferroviaire en 2018, on est passé à 85 infractions l'an passé. Il s'agissait surtout de trains de voyageurs qui n'ont pas respecté le signal d'arrêt. Cependant, cela n'a aucune fois représenté un réel danger, assure le gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel, qui souligne qu'il n'y a d'ailleurs eu aucune victime. Sur un total de 1,3 million de trains ayant circulé sur le réseau ferroviaire en 2019, 85 d'entre eux ont franchi un feu rouge, soit un nombre supérieur par rapport à la moyenne de ces 10 dernières années, qui s'élevait à 80 infractions de ce type par an. Par rapport à 2017, où un nombre plancher de 55 trains avaient brûlé un feu rouge, le bilan 2019 est donc significativement plus élevé.

Dans le détail, le nombre de trains de marchandises qui sont passés au rouge est resté stable (23), tandis que le nombre de trains de travaux Infrabel qui ont franchi un feu rouge a fortement baissé (jusqu'à 9). Les trains de voyageurs ont pour leur part connu une augmentation significative, passant de 41 en 2018 à 53 en 2019. Par rapport à 2017 (27), cela a même doublé.

La SNCB confirme une telle augmentation mais souligne qu'à plus long terme, il s'agit plutôt d'une stabilisation. En 2015 et 2016, il y a également eu une cinquantaine de franchissements de feu rouge, a indiqué un porte-parole de la société des chemins de fer. "Cela ne change rien au fait que chaque passage est un de trop", souligne-t-il. "C'est pourquoi nous investissons beaucoup dans la formation des conducteurs de train et, les sensibiliser à la problématique en fait partie."

Les chiffres d'Infrabel montrent qu'à aucun moment, le franchissement d'un feu n'a mené à une situation vraiment périlleuse. Une fois sur trois, le train en question a franchi "un premier point potentiellement dangereux" - plus précisément une intersection avec une autre voie - mais il n'y a jamais eu un vrai risque de collision.

Le déploiement du système européen de contrôle des trains (ETCS) fait partie de l'une des mesures visant à accroître la sécurité sur le rail. Celui-ci vérifie à tout moment le trajet emprunté par le train et intervient lorsqu'un véhicule roule trop vite ou que les signaux ne sont pas respectés. Actuellement, un quart du réseau ferroviaire en est équipé. D'ici la fin 2021, 46% du réseau devraient en être pourvus et l'entièreté du réseau d'ici la fin 2025, prévoit Infrabel. Outre le réseau ferroviaire, les trains qui y circulent doivent aussi être munis d'un tel système de sécurité à bord. À la SNCB, la moitié des trains en sont désormais équipés. L'ensemble de la flotte devrait l'être d'ici 2023.

A partir de la fin 2025, plus aucun train sans ETCS ne devrait être autorisé à circuler sur le réseau ferroviaire belge.