Deux fois plus de Lidar, mais tous ne flasheront pas: ils seront là à titre préventif.

La nouvelle vient de tomber. Quelque 25 Lidar vont être placés dans les prochains jours au bord des routes de Wallonie et de Bruxelles, doublant ainsi le nombre de ce type d'appareils mesurant la vitesse des usagers au pied trop lourd, expliquent nos confrères de la DH. Et ce, gracieusement! 

C'est le sens d'un courrier envoyé aujourd'hui aux zones de police, apprend-on de source policière. Securoad, la société qui commercialise les Lidar en Belgique, dispose de contrats avec les Régions et les zones de police pour une bonne dizaine d'appareils mobiles. Elle a décidé de mettre gratuitement d'autres Lidar à disposition de ses clients, de manière à compenser le manque d'effectifs policiers dans les services dédiés aux radars, soit parce qu'il y a des malades, soit parce que les agents sont mobilisés pour remplir d'autres tâches.

Une façon de faire rentrer plus d'argent dans les caisses en cette période chahutée? Non, puisque les Lidar supplémentaires disposés le long des routes ne flasheront pas. Mais, par définition, les conducteurs ne sauront pas lesquels fonctionnent ou lesquels ne fonctionnent pas, avant d'être pris.

Les appareils ne seront disposés qu'à titre préventif, de manière à inciter les automobilistes à lever le pied et à ne pas être submergés par un sentiment d'impunité. En effet, certaines zones de police, comme celle de Namur ou de La Panne, ont d'ores et déjà annoncé qu'elles ne contrôleraient plus la vitesse, jusqu'à nouvel ordre. Et de toute façon, le CRT, le Centre régional de traitement des amendes routières, évolue sur la corde raide: un tiers du personnel est sur le flanc, mais le flux de p.-v. reste acceptable parce que moins de radars sont présents et la circulation est bien moins intense depuis que la crise du coronavirus frappe la Belgique de plein fouet.