Répondant mercredi à une question parlementaire, François Bellot, le ministre fédéral de la Mobilité (MR), a détaillé le nombre d’interventions de policiers ou d’agents de Securail depuis le confinement, ainsi que celui des agressions commises dans les trains en 2020.

“Depuis le 13 mars, 3855 appels relatifs au Covid-19 sont parvenus au Corporate security center (le SOC, le centre dévolu à la sécurité sur le rail au sein la SNCB, NdlR) , parmi lesquels 2086 ont fait l’objet d’une intervention de Securail et 1156 des services de police, dont 1989 étaient spécifiquement liés aux voyageurs ne portant pas de protection buccale et nasale. Il se peut également que la police soit intervenue en dehors de ces appels” , a indiqué le ministre.

Pour rappel, le port du masque est obligatoire dans les transports en commun depuis le 4 mai.

“La SNCB ne dispose pas des chiffres relatifs aux amendes qui ont été infligées suite à un contrôle effectué par la police. Par contre, 399 procès-verbaux ont, à ce jour, été dressés par Securail vis-à-vis de personnes qui ne respectaient pas la distanciation sociale ou l’obligation du port du masque. Si l’on met ce chiffre en proportion du nombre de fois où les agents Securail ont approché des voyageurs (85 000 personnes, NdlR), il est marginal. Il est trop tôt encore pour donner des chiffres relatifs aux amendes administratives car les procédures ne sont pas encore terminées” , a-t-il ajouté.

Quant aux chiffres des agressions, ils ont beaucoup fluctué. En janvier et février, avant donc le confinement, il y a eu respectivement 218 et 154 rapports d’agression. En avril, alors que la fréquentation des trains était en chute libre, 31 agressions ont été enregistrées. En mai, elles étaient au nombre de 67.