Mobilité

De petites lignes ferroviaires wallonnes devront fermer et les investissements dans le port d'Anvers seront mis en péril si Infrabel ne reçoit pas de toute urgence une dotation supplémentaire, met en garde l'entreprise dans une note interne que L'Echo et De Tijd ont consultée et dont ils font état samedi. 

Le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire avertit le prochain gouvernement. Dans une réaction à l'Agence Belga, il dit "regretter la fuite vers l'extérieur de ces documents, sans contexte, ni nuance". Infrabel reçoit actuellement une dotation annuelle de près de 1 milliard d'euros. Mais selon un récent audit, le gestionnaire du réseau ferroviaire aura besoin chaque année, au cours des douze ans qui viennent, de 82 millions d'euros supplémentaires pour maintenir le réseau en bon état. Si le gouvernement fédéral plafonne le budget de 2020 à 2024 au niveau actuel, Infrabel ne pourra pas investir suffisamment dans l'entretien des voies ferrées, des caténaires et des installations de signalisation, disent encore les articles. Pas moins de 13 lignes de trafic devraient ainsi être fermées ou ramenées à une seule voie, ce qui concerne 684 trains de voyageurs et 103 trains de marchandises par jour. Le principal impact serait ressenti en Wallonie (12 des 13 lignes visées).

Infrabel se défend de vouloir exercer quelque pression que ce soit sur qui que ce soit. Ces documents sont destinés à informer de façon objective le prochain gouvernement, dit le communiqué.

De son côté, l'association navetteurs.be s'inquiète de ces nouvelles menaces et demande une réaction rapide et urgente du gouvernement fédéral.