Actuellement, le nombre de nouveaux cas de coronavirus en Belgique diminue. Cette tendance est une conséquence directe des congés scolaires. En effet, les élèves ont beaucoup moins de contacts sociaux entre eux et le virus circule donc beaucoup moins.

Mais comme on le sait, les autorités veulent favoriser au maximum le retour en présentiel pour la fin de l'année scolaire. De fait, l'enseignement est plus efficace lorsque les élèves sont en classe plutôt que derrière leur écran.

Dès lors, beaucoup d'élèves vont donc se retrouver dans les classes, dans la cour de récréation, aux abords de l'école, et également dans les transports en commun. Inévitablement, le virus pourrait circuler bien plus que durant ces trois semaines de fermeture/congé scolaire. Il faut, sans doute, s'attendre à un regain de l'épidémie peu de temps après que les écoles soient rouvertes.

A moins que des solutions soient trouvées. Et Stéphane Thiery, le directeur marketing des TEC, a déjà formulé une proposition concernant les transports en commun.

Auprès de nos confrères de Sudpresse, il se demandait s'il ne serait pas judicieux de faire commencer certains élèves plus tard afin que les bus ne soient pas bondés tous les matins lorsqu'ils prennent la direction de l'école. "N’y a-t-il pas de bonnes leçons à tirer de l’expérience de la scolarité à distance ? On pourrait, par exemple, envisager que les élèves plus autonomes, peut-être les 2e et 3e degrés du secondaire, suivent la première heure de cours en distanciel avant de se rendre à l’école. Cela éviterait que tous les scolaires soient concentrés dans nos bus entre 7h30 et 8h30", propose-t-il. 

En favorisant ce système, les élèves et étudiants, grosse majorité des usagers des TEC, ne se retrouveraient pas tous en même temps et aux mêmes heures pour prendre le bus. "C’est une piste de réflexion. Nous devrions étudier si c’est possible pour nous au niveau de l’exploitation. Il faudrait aussi se concerter avec les acteurs de l’enseignement, les représentants des associations de parents, etc. J’ignore si c’est techniquement faisable pour toutes les écoles", conclut Stéphane Thiery.