Le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot a fait savoir mardi soir qu'il suivait le dossier du déconfinement au sein de l'aéroport national à la fois au niveau belge mais aussi au niveau européen et international où la question du port du masque est en cours d'examen.

Beaucoup de choses sont en train de bouger, a indiqué mardi soir son directeur de cabinet.

Celui-ci a tenu à réagir à l'annonce de l'envoi d'un courrier du Médiateur fédéral de l'aéroport à la Première ministre Sophie Wilmès, pour lui demander de "faire clarifier au Conseil National de Sécurité que le port du masque est obligatoire dans tous les aéroports de Belgique". Pour le ministre Bellot, ce type de démarche n'entre pas dans les compétences du Médiateur fédéral chargé du suivi des plaintes liées aux nuisances générées par les mouvements d'avions de et vers l'aéroport national.

Selon son directeur de cabinet, sur foi d'analyses juridiques du SPF Mobilité, le ministre ne partage pas non plus l'analyse du Médiateur selon laquelle, un aéroport est un lieu assimilable au transport public (ndlr: où le port du masque est devenu obligatoire).

Toujours d'après son directeur de cabinet, François Bellot continue à suivre de près le dossier de la mise en place progressive du déconfinement, et notamment en ce qui concerne l'aéroport, au niveau belge, mais aussi européen et international, en particulier en ce qui concerne le port du masque.

Les compagnies aériennes réunies au sein de l'Association internationale du transport aérien (Iata) ont de leur côté invité mardi les passagers et les membres d'équipage à porter des masques buccaux à bord des avions afin de lutter contre la pandémie de coronavirus.

Le port du masque est "un élément essentiel d'une approche stratifiée de la biosécurité à mettre en œuvre temporairement lorsque les personnes reprendront leurs voyages en avion", a commenté l'Iata.

Les données disponibles suggèrent que le risque de transmission à bord des avions est faible, justifie l'organisation, selon laquelle le masque le réduira encore, tout en évitant les augmentations spectaculaires du coût du transport aérien qu'entraîneraient des mesures de distanciation sociale à bord.