Les passages à niveau, au nombre de 1700, sont hautement accidentogènes et c'est pour cette raison qu'Infrabel, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires en Belgique, s'attache à les supprimer, au profit de tunnels ou de passerelles. Depuis le début de l'année, on compte déjà 17 accidents aux passages à niveau dans notre pays, ayant occasionné six décès et trois blessés graves. Dans la majorité des cas, ces accidents sont causés par l'imprudence des usagers, automobilistes, cyclistes et piétons qui tentent de traverser les voies alors que les barrières se baissent ou que le signal lumineux avertissant du passage imminent d'un train est activé, rappelle Infrabel.

Malgré les campagnes de sensibilisation, les accidents restent donc trop nombreux. Ce mardi, Infrabel a présenté un nouveau dispositif d'alerte à l'abord des passages à niveaux, inventé par deux électromécaniciens d'Infrabel. Baptisé Warning box, il est en test à Ottignies, avant d'être installé dans six autres localités d'ici à la fin de l'année, voire être étendu à d'autres passages à niveaux, "en fonction des moyens budgétaires disponibles car il coûte 12.000 euros pièce".

Le fonctionnement de la Warning box est assez simple. "Le système est composé d’un émetteur et d’un récepteur situés de part et d’autre de la voirie, et ce de chaque côté du passage à niveau. Alimentée par une batterie reliée à un panneau solaire, la Warning Box s’active lors du cycle de fermeture du passage à niveau. L’émetteur envoie un rayon LED infrarouge, sur toute la largeur de la route, vers le récepteur", explique Infrabel.

Si l'usager décide tout de même de traverser le passage à niveau fermé, le rayon LED est interrompu et cela déclenche une alarme de trois secondes. "Cette alarme a pour but de conscientiser et de rappeler à l’ordre les usagers de la route qui sont en train de commettre une infraction", souligne Infrabel.

Infrabel précise que cette invention unique en Europe, qui pourrait permettre de prévenir un quart des accidents aux abords de passages à niveau, intéresse d'ores et déjà des gestionnaires d'infrastructures étrangers