La Flandre souhaite que le fédéral prenne en compte les caractéristiques environnementales des véhicules.

Ce vendredi, le nouveau gouvernement flamand a adopté un plan sur la qualité de l’air. Objectif : réduire de moitié, d’ici à 2030, l’impact sur la santé de la mauvaise qualité de l’air, par rapport à la situation en 2005. Ce texte renonce à la taxe kilométrique envisagée sous la législature précédente. Et plaide pour une adaptation des règles fédérales sur les voitures de société, afin que le système prenne davantage en compte les caractéristiques environnementales des véhicules. "La possession d’une voiture de société et le remboursement des frais de carburant entraînent plus de kilomètres parcourus", reconnaît ainsi le plan.

Pour parvenir à ses fins, la Flandre mise sur le verdissement du parc automobile. Selon le plan adopté ce vendredi, la Région - qui n’a pas la compétence d’interdire les ventes de voitures diesel - stimulera fiscalement des alternatives. Un engagement qui intervient alors que le gouvernement flamand vient justement de supprimer à partir du 1er janvier 2020 la prime aux véhicules électriques. En outre, la Flandre va mettre en place un cadre légal pour des zones à "ultra-basses émissions" (ULEZ), que les villes et communes pourraient instaurer pour exclure tous les véhicules à moteur thermique des centres.

Pour rappel, le plan sur la qualité de l’air du précédent gouvernement n’avait pas pu être approuvé avant les élections. L’ONG Greenpeace avait obtenu en justice l’obligation pour l’exécutif du nord du pays d’adopter un plan dans l’année sous peine d’astreintes.