Un article paru dans La Capitale samedi mentionnait un témoignage anonyme qui faisait état d'une fraude aux badges au sein de la société de transport en commun bruxelloise Stib. Celle-ci n'est pas au courant mais assure que tout sera fait pour y mettre fin si les faits sont avérés. "Nous n'avons pas connaissance d'une fraude aux badges mais nous demandons à toutes les personnes internes et externes qui ont des preuves de se manifester et de le signaler à la direction de la Stib", déclare Françoise Ledune, porte-parole de l'entreprise. Si les faits sont avérés, "les travailleurs qui utilisent un badge frauduleux seront licenciés".

La Stib réfute les affirmations de La Capitale selon laquelle il y aurait des emplois fictifs au sein de l'entreprise. "Tout le monde a un contrat, le titre de l'article est déformé", ajoute la porte-parole. Une éventuelle fraude aux badges fera l'objet d'une enquête.

Selon le témoin anonyme cité dans La Capitale, un appareil pirate aurait été mis au point afin de dupliquer les badges professionnels de la Stib. Des dizaines d'agents l'auraient utilisé et se seraient rassemblés chez l'un d'eux durant leurs heures de travail au lieu d'être sur le terrain. Des codes auraient également été mis en place pour que les dispatcheurs ne contactent pas ces personnes durant leurs absences.

"Scandaleux"

L'annonce a en tout cas fait réagir la classe politique, notamment du côté du MR, qui demande un audit complet de la Stib.

"Une fraude d'une telle ampleur est tout simplement scandaleuse. Il faut un audit complet de la STIB pour identifier toutes les personnes concernées et les complicités éventuelles. Des poursuites doivent être engagées", a déclaré sur Twitter David Leisterh, président de l'antenne bruxelloise du MR.

"Le gouvernement bruxellois dit qu’il n’a pas assez d’argent pour aider les indépendants alors qu’en réalité, il dilapide l’argent des bruxelloises et des bruxellois depuis 15 ans. Le gouvernement taxes, taxes, taxes doit cesser", a pour sa part réagi Georges-Louis Bouchez.