À la SNCB, la procédure concernant les tags et les graffitis est très stricte.

"Lorsqu’un graffiti est constaté, un autocollant est apposé sur ce dernier avec la date à laquelle les faits ont été constatés. Une photo est également prise et une estimation de sa superficie est réalisée. Ces informations sont alors enregistrées dans une base de données", indique Elisa Roux, porte-parole de la SNCB.

Ensuite, cet autocollant permet aux équipes de nettoyer le tag dans les meilleurs délais. Mais parfois, ces tags sont très difficiles à retirer. Donc, cela demande beaucoup de travail aux agents, "ça peut aller jusqu’à une journée entière pour un wagon en travaillant dessus à trois", précise l’un d’eux.

De plus, ces "réparations" coûtent chaque année plusieurs millions d’euros à la SNCB. D’ailleurs, en 2018, leur nettoyage a coûté 4,3 millions d’euros (contre 4,1 millions en 2017). "C’est un argent qui pourrait être investi autrement pour nos voyageurs. Donc, c’est vraiment de l’argent jeté par les fenêtres et à nouveau, nos voyageurs et la SNCB sont des victimes de ces actes de vandalisme", indique Elisa Roux.

Et il faut savoir que ce délit est sévèrement puni, il entre dans le cadre des amendes administratives. "Et la SNCB peut réclamer des dommages et intérêts, sachant que la justice peut décider de mener une enquête et de poursuivre en justice. Grâce à notre base de données, il est possible de retrouver les précédents tags du graffeur et donc augmenter son ‘ardoise’."