Le réseau de la STIB était toujours perturbé vendredi matin à la suite de l'action non couverte par les syndicats menée par un certain nombre de conducteurs et chauffeurs. 

Au lendemain d'un engagement mutuel de la direction et des syndicats autour d'un projet d'accord non signé, conditionné, de commun accord à une reprise du travail, la reprise de service présentait un tableau à géométrie variable selon les modes de transport. Comme les jours précédents, le métro circulait normalement. La reprise s'affichait à un taux de 77% sur le réseau tram et de 35% sur le réseau bus. Selon des chiffres obtenus auprès de la direction, le taux varie fortement aussi en fonction des dépôts. Sur le réseau bus, il était de 50% dans ceux de Haren, de la Petite Ile et du Marly. Il n'était que de 15% dans ceux de Jacques Brel et de Delta.

On a appris par ailleurs, à bonne source, que la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) s'est entretenue vendredi matin avec le directeur général de la société Brieuc de Meeùs et le directeur de cabinet du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort. On ignorait en fin de matinée si elle était terminée et quel a été le contenu des échanges.


Les chauffeurs mécontents de la Stib invitent la ministre de la Mobilité à agir

Les chauffeurs de bus et de trams de la Stib qui mènent des actions depuis le début de la semaine interpellent vendredi la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) et son ministre-président Rudi Vervoort (PS) au sujet des mesures de prévention appliquées dans un contexte de pandémie au sein de leur entreprise. Dans une lettre ouverte qui revendique plus de 500 signataires, ils demandent à rencontrer les responsables politiques. "Qu'attendez-vous pour exiger de la Stib qu'elle nous accorde enfin ces mesures de prévention pour préserver notre santé, celle de notre famille et celle des voyageurs?", interpellent les chauffeurs dans une lettre relayée par Oliver Rittweger de Moor, membre du conseil d'entreprise et du CPPT (comité pour la prévention et la protection au travail) de la Stib.

"Nous ne voulons pas conduire un bus ou un tram plein à craquer, sans la moindre distanciation sociale, ce qui pourrait nous contaminer ou contaminer les voyageurs", stipulent les signataires. Ils notent encore "trop de voyageurs sans masque, et pas assez de contrôles sur le réseau pour faire respecter cette obligation, ainsi que la distanciation sociale". Ils demandent en outre une "paroi hermétique en plexiglas dès que possible".

M. Rittweger de Moor indique en outre qu'une délégation des chauffeurs et conducteurs souhaite rencontrer la ministre et le ministre-président au plus vite.